Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 16): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-16]

Seite: 140
DOI Seite: 10.11588/diglit.28094#0148
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/algarotti1794bd16/0148
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
îiso L E T T E R É

Je bâtis actueîlement une Ëglise; mais
c’est que je trouve cela plaïsant.

Tout inon chagrin est que vous n’ayez
pas la Pucelle, la vraie Pucelle, très dif-
ferente du fatras qui court dans le monde
sous son nom. Quand je vous donnai le
prémier chant à Berlin, je n’ êtais poinî
du tout plaisant ; les tems sont changés ;
c est à moi seul qu’il appartient de rire;
quand je dis seul, je parle de lui et de
inoi, et non de vous et de moi.

Je crois comme vous que Machiavel au-
rait été un bon general d’ armée ; mais je
n’ aurais pas conseillé au général ennemi
de diner avec lui en tems de trêve.

Je ne sais pas encore si Breslau est pris ;
tout ce que je sais , c’ est qu’ ii est fort
doux de n’être pas dans ces quartiers-là,
et qu’il serait plus doux d’être avec vous.

V’amo, v’amerè sempre. Votre segreta-
rio est un tves - bon ouvrage .
loading ...