Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 16): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-16]

Seite: 148
DOI Seite: 10.11588/diglit.28094#0156
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/algarotti1794bd16/0156
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
i48 L e t t e r e

du roi : il est plaisant qu’on enterre ie bour-
reau aArec cérémonie, et qu’on ait jetté à
la yoirie mlle. le Couvreur. Je sais bien
que les rituels de l’ Italie et des Gaules sont
les mêmes ; je sais que dans les uns et clans
les autres on excommunie les sorciers , les
farceurs qui vendent de l’oryietan dans la
place publique pendant la messe, les sau-
terelles, et ceux qui ne payent pas les dix-
mes à l’ Eglise ; mais vous êtes plus sages
que nous ; vous laissez dormir les loix ri-
dicules, faites dans les tems de barbarie,
et nous sommes asséz barbares pour réveil-
ler ces loix : c’ est que nous avons des Jan-
sénistes, et que vous n en avez point. Les
gouvernements tranquilles sont moderés, et
les gouvernements contredits sont de mau-
vaise humeur.

Je fais ce que je peux pour rendre les
jesuites , et les jansenistes ridicules : Dieu
bénit quelquefois mes petits soins ; s! il you-
loit bénir aussi les jardlns que j’ai plantés,
il rne feroit grand plaisir: mais nous avons,
nous autres Allobroges, des vents de bize,
que vous autres Boulonnais ne connoissez
pas ; sans cet abominable vent du nord qui

gâte
loading ...