Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 16): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-16]

Seite: 153
DOI Seite: 10.11588/diglit.28094#0161
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ÏHEDITE. l53

d? avoir trente deux piéces de théatre à
eommenter: mais ayant chez-moi rhéritié-
re du nom de Corneille, il falloit bien qu©
je me chargeasse du grand-pere, comme
de la petite fille. L’ ouvrage est revû par
i’Académie , et je crois qu’il sera utile aux
dtrangers qui savent notre langue, et aux
Français qtii souvent ne la savent pas.

On ne sauroit trop se donner de l’occu-
pation dans ia vieillesse. II n’y a que cet-
îe façon de se consoler des piaisirs qui nous
fuyent. Je bâtis à ia fois une église et un
théatre ; ils ne sont pas, je l’avoue, dans
le goût de Palladio, mais j’ ai l’insolence
de croire que vous seriez content de mon
petit château. II est fort triste d’ y mourir
sans vous avoir vu. Si jamais vous retour-
îiez à Berlin, n’ est-il pas vrai que vous pas-
serez par chéz-nousP

Vous m’avez demandé quand je vous en-
verrois le second tome de Pierre le grand.
Ce sera quand mad. sa fille àura le loisir
de me communiquer des memoires; car je
n en ai pas de quoi composer quatre feu-
illes . On croit avoir donné des materiaux
à un historien, quand on lui a envoyé la

char-
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