Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 16): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-16]

Seite: 180
DOI Seite: 10.11588/diglit.28094#0188
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iSo Letters

sais vaincre ma paresse, quand roccasicis
le mérite : et dusse-je ne vous avoir fail
que du bavardage j’ ai voulu vous écrire .
La plûpart des choses ne valent pas !e
mouvement des levres qu’ il faut pour Ies
dire; moins encore valent elles la peine d©
tailler une plume 7 de la tremper dans 1’
encre etc. ; mais surement si l’ on prenoi?
la peine de relire les lettres après les avoîr
ëcrites , on n’ en enverroit guère. Je ne
vous envoye donc cette-ci que pour avoir
des votres , et savoir de vos nouvelles .

J’ ai fait tous les complimens que voi»
me marquiez , je ne saurois cependant croi-
te ( soit dit sans vous déplaire ) qrte qui
sedens adversus, identidem illam spectat et
audit ; je ne saurois croire , dis-je, qu’ ib
le mî par esse Deo videtur. Pour inoi f
graces à Dieu t je suis blasé par les beau-
îés d’ici, qui sont en trop grand nombra
pour me faire impression . Adieu , mon cher
comte, aimez-moi toujours : dites-moi ca
que vous devenez ; et quand vous reve-
nez : si vous passez par Paris etc. vous
pouvez compter que c’ est comme si vous
ne le disiez à persomie } excepté que vqiîs
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