Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 16): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-16]

Seite: 189
DOI Seite: 10.11588/diglit.28094#0197
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ïïsEDÏTS.

tastropîtes j’ ai été de retour à Berîin, j’
écrivis au Roi pour le prier de trouver
bon que je retournasse en France , d’ où
je serois toujours prêt à revenir à ses or-
dres. II me l’a accordé, et je suis aussitôt
parti.

A peine avois-j’ecrit au Roi pour cela >
que j’appris avec la derniere surprise qu’ on.
m’ avoit voulu faire un crime auprès de
lui de ce que j’avois demandé d’ailer k
Vienne plutôt que dans quelque forteres-
se de Hongrie ou l’on me conduisoit déjâ
depuis plusieurs jours. Je ne sais si c’ es3
pour se justifier de la maniere dont on
m’a traité qu’on a pensé à ine faire un
crime d’ une chose aussi naturelie ; mais
il me semble qu’ il eut fallu que j’ eussa
été fou pour vouloir m’ exposer a derneu-
rer plusieurs mois dans la derniere misere,
lorsque je pouvois esperer que dès que y
arriverois à Vienne j’ y trouverois des amis
et des secours , et y obtiendrois la liber-
té : et que je ne voyois pas qu’ il put étr©
d’ aucune importance pour le Roi c|ue je
fusse à Vienne ou ailleurs. Dès que je sus
qu’ après tout ce qui s’ étoit passé , 1’ on

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