Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 16): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-16]

Seite: 195
DOI Seite: 10.11588/diglit.28094#0203
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Inedxte. 1 g5

Cependant c<Éa n’ a rien produit de réel ,
et il n’ a pas été question de me faire le
moindre avantage aprés m’ ayoir fait resu-
ser une pension de 12. mille livres. Lors*
que j’ étois à Berlin on me pressoit de re*
venir, comme si j’avois eu de grandes cho-
ses à espérer. Tout cela s’évanouit, et
j en suis pour le ridicule d’ être allé et
d’ être revenu . Mais je vous assure qu’
avant qu’il soit peu j’aurais pris mon par*
ti, soit d' aller chercher le repos en me
retirant dans ma province , soit la distrac-
tion en entrej)renant quelque grand voya-
ge. II n’a tenu qu’à moi plusieurs fois de-
puis mon retour du pôle d’ àvoir en B.us-
sie un établissement considerable, et bien
assuré ; mais je me suis bien trompé dans
mon calcul.

Je vous l’ai dejà écrit, et je vous le
répete , car 1’ envie de me servir pourroit
vous induire en erreur , prenez garde , je
vous conjure, de dire un mot au Roi de
ce que je vois que mad. d’Aiguillon vous a
mandé au sujet d’aucune récompense. Yous
savez comme j’ ai toujours pensé sur la
fortune . Quand je serai tout a fait philo-

N 3

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