Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 16): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-16]

Seite: 208
DOI Seite: 10.11588/diglit.28094#0216
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So8 L E T T E R E

C0, vos mâitresses n’en sont que plus ten-
clres : la mienne n’ est pourtant encore que
ma mâitresse . La Saxe est pour moi un
pays inconnu , vous avez ici cent connois-
sances, cent ainis : enfin 20. milles ne sont
qu’ une promenade pour vous, et si vous
me laresüsez, vous étes l’homme clu monde
le plus dur. Que n’ aurai - je point à vous
cîire, mon cher Algarotti, et que n’aurai-je
point à entendre, si j ai le bonheur cle
vous revoir : oui ; il faut absoiurnent que
que nous nous voyons . Le Ptoi venoit de
partir pour Potzdam quand j’ai reçu votré
lettre . Vous pouvez bien croire que ) ai
conservé pour m. de Knipshausen et pour
toute sa ma'ison la ménje amitié que vous
fites naitre lors que vous m’ y menâtes :
ee son£ des gens qui seroient rares partout.
On m’ y a chargé de vous dire combien on
vous-y-aime. Notre ami Keith n'a sait que
rendre cette maison encore pius agréable.
Je ne réponds point, mon cher ami, à tout
ce que vous me dites qui hatteroit tant
l’amoür propre d un autre : je sens que
l’amitié vous fait vous tromper sur mon
corapte, mais j’ aime mieux cette eneur,

que
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