Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 16): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-16]

Seite: 211
DOI Seite: 10.11588/diglit.28094#0219
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/algarotti1794bd16/0219
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
ÎNEDITE. 2 i 1

©nt vonlu vous nuire , et étoit-il possible
que cela fut autrement vu la situation où.
vous étiez ici ? mais ils seroient tous con-
fondus, si vous paroissiez. Le Roi qui a
fini si glorieusement ses grandes afsaires,
chercfie à jouir de son repos ; et ne connoît
gueres d’ antres plaisirs qua ceux de 1’ esprit
«t de la bonne compagnie : jamais homme
n’ a été fait pour lui comme vous , et ja-
mais homme n’ a eu à en attendre de si
grandes choses. II m’ a fait ici un état dont
je suis très-content; il me donne trois mil-
le écus, et peut étre m’auroit-il donné beau-
coup plus , si j’avois voulu le lui deman-
der : mais ce que je ne saurois apprécier
sont les bontés qu’ il me témoigne, et les
agrêmens que je trouve à sa cour.

II ne tient qu’à vous, mon cher ami ,
d’y en trouver beaucoup dayantage, et ils
redoubleroient les miens. L’intérét de trois
personnes que j’ aime presqu’ également ( Ie
Roi, vous, et moi ) me fait parler : mais
je vous jure que si je ne croyois le votre
tout aussi grand ici, que le mien et celui
du R.oi, je ne tâcherois pas de vous dé-
terminer, Songez sérieusement ce que c’est

O z que
loading ...