Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 16): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-16]

Seite: 212
DOI Seite: 10.11588/diglit.28094#0220
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212, Letteiie

que cl’étre l’ ami d’tmRoi, ciui après avoii'
fait cle si grandes choses dans la guerre ,
n’ en fera pas de moins grandes dans la
paix : songez à la gloire cl’apporter au mi-
lieu d’une armée le gout des sciences et
des lettresj et cle l’-y faire aimer: songez
enfin an plaisir cle trouver un ami cjui vous
aime autant cjue je vous aime .

J’ espére donc que vous vous laisserez
persuader: voici cependant ce que je vous
conseille ; quisque vous n’avez pas voulu
venir avec m. Yilliers', je ne crois pas qu’il
convint que vous vinssiez à Berlin, le Roi
n’ y étant point : il part demain pour les
yaux dePermont, et je voudrois que vous
arrivassiez ici le lendemain de son retour :
je puis vous assurer que vous serez bien
reçu . J’ irai au-devant de vous jusqu’ ou
vous voudrez : en tout cas après tout ce
c|ue vous avez fait pour le B.oi, un voya-
ge de vingt milies n’est pas une afsaire »

Gomme vous n'écrivez pas,souvent il me
fant préyoir jusqu’ aux choses que je crois
peu possibles: si vous ne voulez absolument
pas venir, il faut cependant que nous nous
voyons ; et le Pioi m’ a perxnis de faire

pour

s
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