Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 16): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-16]

Seite: 215
DOI Seite: 10.11588/diglit.28094#0223
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/algarotti1794bd16/0223
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
I N E D I T E , Ûl5

les je n’ ai pu voir m. de Villiers : encore
moins m. de Knipshausen qui est à sa cam-
pagne - G’ est toujours la meilleure maison
de Berlin màlgré toutes les maisons brillan-
îes ou clinquantes. J’ ai pris hier congé de
m. d.’ Erizzo ; il doit être fort content, si non
des personnes, du moins de l’accueil qu’on.
îui a fait; mais je crois impossible d’appri-
yoiser les Vénitiens à nos manieres Germai-
nes. Nos esprits lui ont paru des bêtes: et
nos beautés des statües mal proportionées
qui n’ont pas le sens comrauri quand elles
parlent. Pour nous venger nous l’avons
îtouvé un étourdi ; mais moi qui prends
les choses avec plus de froideur , je n’ ai
pu m’empêcher de lui trouver bien de l’es-
prit, et je l’aime fort,

Je crains que la Venus ne nous donn©
plus de peine qu’elîe nevaut, mais je sens
îout le prix d’ avoir un éditeur tel que
vous ; c’ est plutôt mes sentimens qui mé-
ritent quelque chose de vous que mes ou-
vrages . Au reste je dois Vous avertir en
conscience que celui-ci a eu assez peu d©
succès à Pafis: quoiqu’on en ait fait deux
«ditions en fort peu de tems ; bien des

O 4 gens
loading ...