Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 16): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-16]

Seite: 225
DOI Seite: 10.11588/diglit.28094#0233
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Ïnedite. r>.2 5

nouvelles et dangereuses ; mais il faut étre
fou pour rechauffer à son damne les opi-
nions d’ autrui . Je crois donc que l’abbé
de Prades n’ est ni un philosophe, ni une
tête. II n’y a rien de si cominuu que tout
ce qu’il dit : et il n’y a qu’en Sorbonne
que cela puisse paroltre nouyeau . La seu-
le proposition que je croye véritablement
neuve, mais qui est tirée toute entiere du
Discouj's prèliminaire de d’Alembert, c’est:
Que c ese du senliment d’oppression qu’é-
prouve clu plus fort le plus foible , que nait
V idée du juste et de l’ injuste . Mais cette
pensée pourroit encore être sujette à gran-
de révision : et en tout cas ce n’ est point
en Sorbone qu’ il la faut porter . Je vois
dans 1’ abbé de Prades un homme méclio-
cre , qui qu'a lubet esse notus optat. Mais
tout se passe si étrangement dans le meil-
leur des mondes possibles , que peut être
cette these lui fera un grand nom et une
grande fortune.

J’arrange mes lettres , et je les ferai im-
primer, quoiqu’elles ne meritent ni l’un ni
l’autre. II n’y a rien aujourdhui de si fa-
eile que d’ être philosophe , mais rien da
To: XVI. P si
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