Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 16): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-16]

Seite: 228
DOI Seite: 10.11588/diglit.28094#0236
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32S

E R

XXIÎ.

Samedi 18-

J ai grand îiônte de ne deyoir qu’à ma ma-
ladie et a une espece de hazard , la connoi&-
sance de la vie de Cicéron . Cependant plus je
i’étudie, plus je suis embarassé sur le juge-
ment que j’ en dois porter : et malgré l’ apolo-
gie perpétuelle et le culte que Middleton lui
rend, je soupçonne qu’il n’ étoit ni si droit
ni si ferme qu’ il le fait. J’ ai lu autrefois ses
liyres de phiiosophie ; j’ y trouve plus le
grand orateur et le bel esprit, que l’esprit
subl-ime, et 1’ esprit profond . Pour ses let-
tres ee sont des chefs - d’oeuvres, mais on
croiroit que tous ies liomains écrivoient
ainsi : car dans le nombre de lettres de
tous les difserens Sénateurs, Consuls, Pré-
teurs etc. que rapporte Middleton , il ne
s’ en trouve pas une qui ne soit fort supé-
rieure à tout ce c]ue nous avons de mo-
derne en ce genre . Oh ! jugez comme ce*
la me domre enyie de faire imprimer les

mien-
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