Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 16): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-16]

Seite: 291
DOI Seite: 10.11588/diglit.28094#0299
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/algarotti1794bd16/0299
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
I N E BÎ I T É . £gi

«ju5 il vient de faire un ouvrage sur l’opti**
îïiisme.

Rouvrirai - je mes piaies , mortsieur „
et vous entretieridrai - je do mes douleurs?
cet hyver m’a enlevé un de mes plus pré-
cieux biens , et m’ a privé pour ie reste
de mes jours de la pîus abondante sourco
de joie et de consolation. J’ avois une iiiie
dans sa 21 aiinée; qui, dë Faveu de tout
le monde , étoit une des personnes les pius
accomplies de son sëxe . Elle m’ adoroit i
je lui rendois la pareilie . Je comptois qu’
elle fermeroit mes yeux; et c’ est moi qui
ai recu spn dernier sounir, le 18 Décem-
bre . La petite vérole 1’ a couchée au tom-
beau . Je ne l’ oublierâi jamais : eiie étoit-
trop essentielle à mon bonheüf. Une au-
tre de mes iiiies, agée de deux ans a pa-
yé le 7 Janvier suivant le mêiüe tribue
du même mal. Piaignez-inoi, et çontinuez-
moi votre afsection.

J’ai l’honneur d’etre inviolablement.

T a
loading ...