Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 16): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-16]

Seite: 307
DOI Seite: 10.11588/diglit.28094#0315
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i N E D I T Ê; Oàÿ

soit jouè par un aussi liabile nlaître que
vous . Votre sermon m’a fait un plaisir
infini. II j regne un tel esprit philosophi*
que qui doit vous faire regarder comme
le Tilotson de l’Allemagne . Les autres ou-
vrages de main de maxtre m’ ont fait aus-
si grand plaisir et je vous en rends bien
de graces . J’ai oui dire qu’il sortira do
la môme plume une brochure sur I’ agri-
culture . Cela est il bien vrai?

Les nouvelles litteraires que vous rne
mandez nxe sont très agrèables . II est éton-
nant comment Voltaire conserve encor©
la méme vivacité de passions et de gouts
qu’il avoit il-y-a trente ans . Mais il aü-
roit bien dû se relacher un peu sur uîi
ennemi mourant . II sera déja mort à l'
heure qu’ il est. Les dernieres nouvelles
que m’ en a appris mlle. de Dankelmann ,
me le font craindre Après une vie bien
agitée il a essuyé une mort bien douleureu?
se . Je le plains de tout mon coeur .

Qui est donc celui qui a succédé a mr.
de Prades dont vous parlez dans votre let-
tre ?

Je suis bien fâché de voir ces querelles
V 2, lit-
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