Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 16): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-16]

Seite: 346
DOI Seite: 10.11588/diglit.28094#0354
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E T T E îl E

34S L

sée l’accepta . Dès les 7 heures du matirî
le g les Russes poserent des gardes aux
portes, au Châteatt, à FArsenal. Quelques
milliers d’ hommes vinrent ensuite envirom
ner le Château , et couvrir les deux pla-
ces qui sont autour de cet edifice. Les
Autricbiens s’emparérent de deux portes ,
celle de la ville neuve , et celle de Leip-
zig. Mr. Euler alla demander des sauve-
gardes pour les académiciens , et en obtint.
A' g heures j’ avois un grenadier-Russe dans
ina maison. Une demie heure après il m’ar-
riva quelque chose de plus satisfaisant en-
core . Le comte de Bruce , que j’ ai eu en
pension il y a environ treize ans , à pré-
sent brigadier en Russie , avant que de
mettre pied à terre,- vint chez-moi iiï
assurer de son ainitié , et des soins qu’ il
prendroit de moi . L’ après-midi,- je fus
repaître mes yeux de 1’ éîonnant spectacle
de notré Château environné d’ H-yperbo-
réens . Quel coup d’oeii! Je vis tous les
fiénéraux à cheval avec l’air de satisfactioîi

O

que devoit leur donner üne si belle prise.
Vers le soir les Autrichiens prirent des
logemens surtout à la yille-neuye ,* où iîs

ont
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