Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 16): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-16]

Seite: 347
DOI Seite: 10.11588/diglit.28094#0355
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/algarotti1794bd16/0355
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
ÎNEDJTE. 347

snt vécu à discrétion, fouîant beaucoup
lenrs bôtes , sans coinpter quantité de vols
forinels qui ont été commis avec effra-
ction , et yiolence . Les Cosaques aussi
répandus dans les fauxbourgs j faisoient le
dégat, et s’insinuoient souvent dans quei-
ques rues de la ville . Le vendredi, et le
samedi se passerent à dépouiller l’Arse-
nal, les grandes ecuries, et tous les Jieux
(Ou il y avoit des nïunitions de guerre . On
3es vendoit à bas prix, on détruisoit ce qu’on
ne pouvoit vendre; on saccageoit l’Arsenal :
cela faisoit fendre le coeur . Lsn magazin
à poudre sauta par accident. La fonderia
et la monnoie furent détruites . Nous ne
savions combien ces désolations dureroient ;
lorsque tout à coup le samedi j 1 après
midi les Autrichiens sortirent de la ville
avec une grande précipitation. Les Rus-
ses s’ arrangerent aussi, mais plus tranquil-
lement, pour leur départ ; ils redemande-
rent les sauvegardes le dimanche matin ;
et le lundi à 2 heures après midi, il n’
en restoit pas un seul dans la ville . De-
puis ce tems là nous n’ avons aucun sol-
.dat, ami , ni ennemi . Nous ignorons

encor
loading ...