Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 16): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-16]

Seite: 348
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348 L E T T E R E

encore actuellement pourquoi nos hôtes
nous ont quitté sitôt. Le Pioi à la vérité
s’est approché, et il est actuellement ren-
tré en Saxe . On s’ attend à une bataille :
et Dieu sait quelle sera V issue de cette
campagne. En attendant nous venons d’
essuyer une forte épreuve : il est vrai qu’
elle auroit pu P étre beaucoup davantage ,
et qu’ il a tenu à bien peu que nous n’
ayons été la proie de l’ incendie, et du
pillage gdnéral . Pendant tout ce tems la
D ieu m’a fait la grace de conseryer Ia
tranquillité la plus parfaite , quoique je
fusse preparé aux plus grandes extrêmités.
J’ai considéré tout ce qui se passoit avec
attention , et sans m’ émouvoir. Ma mai-
son a été préservée , de tout accident fà-
cheux . Ma femme étoit excessivement agi-
tée , et trembloit surtout pour la ville neu-
te , ou elle a sa fainille , et ou est aussi
notre fils nouveau-né chez une nourrice .

Le marquis d’Argens a eu de grandes
angoisses. II se réfugia d’ abord chez le
Comte de Reuss, ensuite étant réntré chez
lui, quelques excès commis à sa porte le
iirent aller ayec sa moitie cliez mad. Kühn,

et
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