Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 16): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-16]

Seite: 350
DOI Seite: 10.11588/diglit.28094#0358
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^5o L E T T E R E

Quoiqu’ il n’ait pu sortir de Berliri, ü &
eu le bonheur d’ y demeurer caché . On
avoit saisi à sa place un avocat nommé
Gustine, et cela a fait un qui pro quo plai-
sant. Mr. de Beausobre , comme censeirf
desgazettes, a tremblé, et a cherché un
asyle chez mr. Sternickeî, sécrétaire de
Saxe .

La maison de iur. Dahiefeîd, ministre
de Dannemarc à Berlin , contigue à F égli-
se catholique à été insultée par les Cosa-
ques , et les meubles qu’ il avoit à Char-
lottembourg ont été pillés .

Rien n’ est plus déplorable , monsieur 9
que nos campagnes : le Cosaque y a exer-
cé ses fureurs au plus haut dégré sur les
choses animées et inanimées . Charlotten-
bourg surtout est dévasté d’ une maniere
qu’ on a lieu de croire être une représail-
le formelle de ce qui s’ est passé sur les
terres du comte de Bruhl. Tous nos viî-
lages a 3 ou 4 lieues à la ronde ont eu
à peu près le même sort. Potzdam et Sans-
souci ont été épargnés par le général Ester-
hazy, qui s’est contenté de 60000 écus de
contribution. La notre est de 170000 j

Mais
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