Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 16): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-16]

Seite: 366
DOI Seite: 10.11588/diglit.28094#0374
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366 L E T T E R E

tre Académie la rend si désagréable . S.
M. a cependant encore, depuis ma der-
niere renouvellé avec plus de force les as-
surances du soin tout particulier qu5 elle
veut prendre de l’Àcadémie, immediate-
ment après la paix . Puisse cette heureuse
époque ne pas se saire trop attendre. Les
commencemens de la campagne ont été
assez heureux par rapport aux opérations
des aliiés ; mais il en est de la fortune des
armes comme de celle du jeu ; la chance
tourne , et un instant change la faee des
afsaires .

Mon cabinet est un asyle ou je con-
tinue à jouir d’ un doux repos , dont le
siege est assez à F abri de toutes les at-
taques du dehors . Le pere Hardouin di-
soit, qu’il ne se levoit pas à 4 heures du
matin pour dire ce que les autres avoiént
dit. T oserois dire qite je ne rédéchis pas
depuis vingt ans sur V homrne , et le mon-
de pour penser comme le vulgaire.

Je me suis embarqué dans un travail d’
assez longne haleiae . C’ est la traduction
d’tm ouvrage de politique , publié il y a
plus d' un siecle . II est intitulé Disserta-

tio
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