Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 16): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-16]

Seite: 379
DOI Seite: 10.11588/diglit.28094#0387
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Inedite. 3yg

dura que 3 ou 4 jours î et par une nou-
velle merveille 1’ horizon nubileux s’ éclair-
cit. II semble à présent qua V Imperatrice
veuille se méler de nos démèlés avec la
Saxe. II est impossible de prévoir l’ issue
de pareilles combinaisons . A' mesure qu?
on a des succès ou des échécs, ce sont
des poids qui passent d’ un bassin de la
balance à l’ autre ; i’ equilibre ne se trou-
ve jamais . La prise de Schveidnitz nous
a tiré une grande épine du piecl . Notre
ami le Febure y süoit sang et eau; et je
m'interessois bien yivement pour lui.. Le
Roi a eu une constance admirable , et a
enlin fait ce coup de maitre , non sans en
payer la façon ; mais ç’auroit été la payer
doublement que d’échouer.

Notre Académie va toujours son petit
train . L’ introduction des jettous a rendu
les membres plus assidus. L’ impression de
nos mémoires demeure toujours suspendue.
Heureusement les pensions se payent : et
inême en meilleur argent que celui qu’on
tire des caisses du Roi , lorsqu’ on en ti-
re ; car les gages cles osficiers ecclésiasti-
ques, civiis etc. sont de nouveau suspen-
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