Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 16): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-16]

Seite: 380
DOI Seite: 10.11588/diglit.28094#0388
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L 3E T T E R É

dus pour tm an, A cela se joint une clier-
té excessive , que des causes innombrables
font aller tous les jours en augmentant.
Le pain est rare au point que les maisons
des boulangers sont journellement assiégées
par la populace . Le bois manque aussi r
enfin rien de plus G.épïorable. II est pour-
tant vrai que d’ autres lieux sont encore
plus à plaindre, par exempîe Cassel, objet
digne de la plus grande compassion .

Ces raisons ont en£ragé mr. Casrnnni k
youloir nous quitter. II a correspondu avec
le Pmi sur ce sujetj il n’y a point d’éxce-
ption à espérer pour lui : je ne sai quel
parti il a pris ou prendra ; les rapports qu
on m’a faits à ce sujet ont varié ; et il y
a assez longtems que je n’ai eu 1’ honneuv
de le voir . Pour F abbé Bastiani, il n’ a
point du tout i’air de s’ excéder par le jeû-
ne et les macérations . II est Ie bien venu
dans toutes les bonnes compagnies y parce-
qu’il en fait un des ornemens. Notre comte
de Redern est absent : on a dit qu’ il pas-
soit en Angléterre pour des affaires d’ in-
térêt, ou si vous voulez de coramerce .
Cela retardera les progrès de l’optique, a

la
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