Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 16): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-16]

Seite: 386
DOI Seite: 10.11588/diglit.28094#0394
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4’autres livres ce livre à Boulogne, ou je
comptois être à la fin de ce mois . Mais
je vois bien qu’ il me faudra prolonger mon
séjour ici encore quelque tems. Ma toux
ne veut pas me quitter , et de tems en tems
il paroît du sang avec les crachats. Je n’
ai donc pas encore lu un iivre que je li-
rai avec le plus grand empressement : d’
autant pius que vous me mandez qu’il in-
teresse ma p>atrie . Je ne manquerai pas ,
monsieur , de faire connoitre cette mar-
que de vx)tre zéle à quelqu’ un des princi-
paux de ia Bépublique, qui yous en saura
sans doute un gré infini .

Je vous félicite , et je me félicite de la
paix glorieuse que le Roi vient de dicter
en pays ennemi . C’ est à préseut qu’ il va
faire resseurir les arts , et les sciences après
son entrée triomphale dans Berlin . Que
ne puis-je être au nombre de ceux qui le
verront entrer ce père cle la p.atrie, cet
homm.e mémorable à jamais , l’honneur de i’
espéce humaine, qui a rendu s,a nation l’ad-
iniration de 1’ univers ; et lui battre des
ïnains! Mais je les lui bats de loin , et je
me srouYe partput enviroîiné de ses adini^

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