Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 16): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-16]

Seite: 429
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Inedite. 43 9

raais moins bien diaerées . Yotre estomac
litteraire me paroît exceUent ; je voudrois
que le physique vous servît aussi bien : le
mien n’alloit pas mal en Itaiie secoué par
les rochers , et rnéme dans les montagnes
de la Suisse, ou notre cher Apollou ( Vol-
laire) ne me nourrissoit pas seuiement de
ses charmans propos et de l’encens qu’il
m’a prodigué en ine couronnant aux Déii»
ceâ, mais il m’ y rassasioit des meilleurs
mets . Son joli hermitage vous est connu ;
là il chante les charmes de 1’ agriculture,
mieux peut-étre qu’il ne les sent : sa santé
du moins me parolt aussi bonne qu’ il y a
dix ans : puisse-t’-il en vivre cent com-
me Homere ! je l’ai quitté à regret ainsi
que je vous quittai a Boulogne . En passant
à Lyon I’ Académie m'a sait la grace de
déroger en ma faveur à la ioi barbaresque
qui u’y admet point de, femmes; aiusi je
reviens ici chargée des laur er>. que la ga-
îanterie ultramontaine et françoise et non
mon mérite m’a distribués , et: de regrets
d’avoir quitté ie Tibre ; les eaux de Trevi
m’ avoient renuu la santé qu’ ici nos cuisi-
niers ceiebres me ruinent. Les nouveil©»

y sont
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