Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 16): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-16]

Seite: 430
DOI Seite: 10.11588/diglit.28094#0438
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/algarotti1794bd16/0438
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
43o L K T T E îl Ê

y sont aussi tristes que' la saison, et nos
phiiosophes encyclopédisles , et autres ne
le sont pas raoins ; avec beaucoup d’ espriï
et de talent ils nous montrent la verité,
à ce qu’ils disent, raais sous le voile le plus
sombre : les moralistes chretiens en saisant
voir le néant des choses huraaines du moins
nous promettent le Ciel . Si les raisonneurs
de F antiquité nous peignent la folie d®
chercher le bonheur dans les plaisirs, du
moins ils vous donnent le rnoyen de I©
trouver dans la vertu ; raais à présent on.
nous décrit amérement le malheur de notre
état en cette vie sans nous indiquer les
secrets de la rendre meilleure, ni nous îa
faire espérer a l’ avenir .

L’ erreur de nos péres ignorans ne va-
ïoit-ellé pas bien nos lumieres? et depuis
que nos écrivains nous donnent cent préce-
ptes sur la guerre f îe eommerce et la ma-
rine ; tout en va • t’ - il mieux ? Je ne vou$
envoie point de si tristes iivres, mais vous
recevrez par votre ambassadeur un moreeau
du journal etranger qui vous encense com-
deyez V être .. II n’ est pas mal

d’ dter

me voiis
loading ...