Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 17): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-17]

Seite: 48
DOI Seite: 10.11588/diglit.28095#0058
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/algarotti1794bd17/0058
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
48 Lettere

vient cîe faire un poëme burlesque intitu-
lé le pauvre diable, ou Fréron ,* Ie pére
Bertier, m. le Franc, Palissot auteur de
ia comédie des philosophes, et même l’ab-
'bé Trublet , infatigable faiseur de réfle-
xions morales, trouvent leur coin. II me
semble que vos gens de lettres respectent
plus les muses, et n’ en gâtent pas les
charmes par I' amertume de la satire. II
faut rendre justice à Voltaire; il n’ attaque
pas Ie premier; mais comrne le lion quand
il est blessé, il fait sentir sa superiorité.
J’ én reçus l’ autre jour une lettre char-
mante ; le stile épistolaire est son triom-
phe au milieu de bien d’ autres. Adieu,
monsieur, veaez à Paris ; la paix y vient,
dit on : et il paroit certain que nous avons
repris Quebec. Puisse ce succès enchainer
la discorde !

*

/
loading ...