Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 17): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-17]

Seite: 59
DOI Seite: 10.11588/diglit.28095#0069
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Inedite» 5g

ne. Ne vons fîez pourtant pas à mes yeux
éljlouis par le plaisir de nie voir instruite
par vous sur le gout d’ Horace, qui est si
fort du mien ; j’ aime à me croire entre
vous deux. Que j’ ai souhaité de fois de
souper avec ce courtisan d’ Auguste? et
qu’ il me plairoit que vous fussiez de la
partie ! il y a une douzaine de morts et
quelques absens vivants que je regréte sou-
vent comme presqu’ impossible à rempla-
cer; ii est bien rare de trouver l’ air du
monde joint à la culture de l’esprit. Ber*
nard a ce mérite ; vous avez raison de V
aimer : je lui ai fait vos complimens ilat-
teurs, et suis d’ accord avec lui de don-
ner vôtre essai sur Horace au journal étran-
ger; quand il en parlera je vous enverrai,
comrne à I' ordinaire, sa décision ; cet ou-
vrage est entre les mains de gens de mé-
rite. J’ avois oublié à vous mander qu’ on
avoit traduit vos Incas dans le Mercure.
Vous savez qu’ on 1 avoit ôté à Marmon-
tel pour des vers qu’ ii avoit faits sur le
duc d’ Aumont ; on voudroit le lui rendre
pour faire valoir ce corbillard prêt à échoü-
er, mais on craint de déplaire. II vient

pour-
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