Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 17): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-17]

Seite: 60
DOI Seite: 10.11588/diglit.28095#0070
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6o LETTEaH

pourtant de réparer le mauvais efser de sa
disgrace par une piéce que je vous envo-
ye, qui a remporté le prix à l’académie,
et lui en ouvre la porte de manière, que
je crois qu’ il y sera reçu incessamment. Je
ne vous parle point du discours de réce-
ption de la Condamine, parceque je con-
te qu’ ii vous en fera présent ; j’ en ai un
à vous faire aussi de la part de m. de
Sanseverino qui a traduit en octaves ita-
liennes le poéme du roi de Prusse sur la
guerre : Fréron I a loué; vous en jugerez
mieux que îui. Yous me direz par ou vous
vouiez. que je vous fasse parvenir cet in
octavo. Nous n’ ayons point encore le ro-
inan de Piousseau si attendu. M. de la Po-
pliniere vient d’ en donner un qu’ on dit
mauyais: Saurin autre postulant pour l’aca-
démie, a donné ces jours-ci une petite
piéce à la comédie intitulée les mœurs du
tems, où nos ridicules sont bien peints.
Je n’ ose mettre tout cela dans mon pa-
quet, de peur que vôtre ambassadeur ne
ine dise qu’ il soit trop gros ; je Ie crois
pourtant facile, car il est aimable : il a
une maison bien inontée, et me I’ a fait

hier
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