Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 17): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-17]

Seite: 61
DOI Seite: 10.11588/diglit.28095#0071
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Inedite. 6i

hier voir cVune raanière très-brillante, en
me donnant un. concert et un souper ex-
cellents : il m’ avoit cbargée cl’ en cboisir
Jes convives ; je fis de mon mieux pour
qu’ il en fut content. II joint à une jolie
figure les manières les plus nobles et les
plus polies ; il me paroît instruit et fort
propre à réussir ici ; mais il se plaint avec
raison du trouble qui y regne : une image
esface V autre, la multitude des objeîs les
rend confus ; la foule cîes amusemens en
detruit la sensation ; la diversité des idées
empêche qu’ elles ne laissent cles traces.
Tout a cîe grands inconvéniens ; la tran-
quilité et les mêmes sujets ennuyent, les
cercles nombreux se renouvellent sans ces-
se, fatiguent, et rendent légers: voila pour-
quoi nous somnies si fous, et-que peut-
ôtre vous êtes si sage. Adieu, monsieur.

P. S. J’oubliois, monsieur, de vous di-
re, qu’on clit effectivement que le diction-
naire encyclopédicsue sera continué en Hol-
lande, et que cVAlembert pouroit bien ètre
président cle l’ acaclémie cle Berlin à la
paix tant desirée ; qui nous viendra peut-
élre par mademoiselle Asselin danseuse fran-

coise
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