Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 17): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-17]

Seite: 72
DOI Seite: 10.11588/diglit.28095#0082
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avois pour m’y préparer. Je n’en ai par-
lé à personne, pas mêrne au cruel Ber-
nard, comine vous l’appellez. S’il 1’ est;
du moins, il n’ est pas ingrat à vos bien-
faits, ni aux marques d’ estime dont vous
!’ honorez ’ je lui ai promis de vous le
mander ainsi. Vous voudriez voir de ses
œuvres : il est paresseux, ne fait rien de
nouveau, et il 1’est toujours , ne donnant
rien à 1’ impression : chaque belle qu’ on
marie, veut entendre V arc d’ aimer qu’ el-
le comraence à mettre en pratique; on s’
enferme avec une jeune amie pour i’écou-
ter; un peu de lieence qui y regne, et le
mistére l’embelliroient encore, s’il en avoit
besoin : en ne se donnant qu’à demi , ii
dure toujours ; en chambre on se conser-
ve plus qu’au grand jour. Yous avez aussi
la bonté de me demander à quoi je in’oc-
cupe; je veux vous imiter; je retouche de
tems en tems des lettres écrites dans mes
voyages. Quand je lis celles que vous im-
primez, je suis préte à jetter les miennes
au feu. Une révision générale de mes ou-
Vrages a pris tous mes momeas cet hyver:
uii libraire de Lyon s’ est avisé d’ en you-

loir
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