Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 17): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-17]

Seite: 73
DOI Seite: 10.11588/diglit.28095#0083
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Inedite. hZ

loir faire un recueil ; il a eu le bon sens
de m’ en dematider la permission. Juste-
ment j’ avois fait bien des changemens à
mes poëmes sans projet prochain ; mais
puis qu’ on les réimprime, il vaut mieux
qu’ ils soient tels que j' ai crù les devoir
mettre ; j’ aurois voulu que Bassompierre
qui en fit, il y a 3 ans, une belle édition
à Liége, m’en eût avertie, comme les fré-
res Peris.se de Lyon. Vous voyez, aimable
comte, que je vous rends un compte exact;
pour qu’il ie soit encore plus, je vous di-
rai que ma foible santé, et bien des dis-
sipations sans être dissipée, m’ empechent
de rien faire de suite ; un hl qu’ on re-
noiie sans-cesse fait un mauvais ouvrage .
Pour nôtre incompréhensible Yoltaire, les
tems, les lieux, les matiéres lui sont égaux,
il travaille sans relâche : jaclis il m’a dit,
quand on est jeune il faut aimer comme un
fou, (juand on est 'vieux, travailler comme
un diable ; il accomplit son précepte, ce
qu’on ne fait guères ordinaireinent : il rx’a
perau que le gout de se corriger ; pour al-
ler plus vite, il a inis en vers croisez le
Tancrede, que j’ai, comrne vous, peine à

gouter;
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