Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 17): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-17]

Seite: 84
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84 Ij E T T E R È

tragédie des jesuites; encore révitent-ils ;
malgré toutes leurs précautions, les traits
de la satire sont sans - cesse lancez contre
eux, et les foudres du Parlement, comrne
vous le savez, en redoublent la malignité :
l’arrét qui leur défend de prendre à l’ave-
nir ni écoliers, ni novices, n’est point en-
core anéanti par le Conseil du Roi. Le
ministre de Portugal charmé de les voir
abimez, dit^, je sai qiï on cassera V arrét
lancè conire eusc, mais les morceaux en re-
steront : en efset qui osera envojer ses en-
fants dans un collége, ou ceux qui y étu-
dieront, dit l’arrêt, ne pouront posseder
aucune charge de judicature. Cette gran-
de affaire, la guèrre et la paix font, vous
le pensez bien, I’objet de nos conversa-
tions: un jour on dit que nos propositions
sont acceptées à Londres; le lendemain on
débite le contraire ; nous en sommes à
croire que m. Stanley et Bussy seront re-
ciproquement renvoïez ; chacun en gémit
et court à la foire, ou, sur la musique
de vos boufsons, nous mettons des paroles
françoises, qui nous dégoutent de nôtre
ancien récitatif. Nos boulevards sont plus

brii-
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