Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 17): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-17]

Seite: 93
DOI Seite: 10.11588/diglit.28095#0103
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I N E D I T É T g’5

on possede; ainsi il faic bien de garder
ses ouvrages dans son portefeuille : la cri-
tique n’ y peut mordre. Des poëmes sé-
rieux ne gagneroient pourtant rien à se
cacher : on ne les iroit pas chercher; mais
un livre qui parle d’ amour vivement ne
craint point V incognito. Moi, qui ne suis
ni d’un genre aussi agréable, ni douée de
îant de prudence je continue à rne divul-
guer. J’ ai pris le parti de faire imprimer
mes lettres écrites à ma soeur, d’ Angle-
terre, d'Hollande, et d’Italie dans un re-
cüeil de mes ouvrages que les fréres Pe-
risse font à Lyon. M. de Bordes a la bon-
té d’y veiller; mais j’ aimerois mieux que
cette édition se fit ici. Si c’étoit moi qui
1 a fit faire, je ne i’aurois pas mise si loin.
Je me hâte le plus que je puis d’arranger
le tout pour finir cet été; mais ma santé
et celle de m. du Boccage me laissent bien
peu de tems. Vous me paroissez dans le
gout de parcourir F Italie, ainsi vous se-
rez assez occupé sans écrire. Que ne suis-
je de vôtre voyage ! Je ferois bien de vous
aller trouver, car si vous attendez îa paix
pour venir ici, nous ne vous verrons pas

sitôt ;
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