Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 17): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-17]

Seite: 94
DOI Seite: 10.11588/diglit.28095#0104
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sitôt; les cartes se brouilîent tous îes jonrs,
et nous ne sommes pas sùrs d! avoir cle
bons joiieurs ; il siéd au Roi de Prusse de
s’embarquer dans 3a partie îa pius compli-
quée. Yous voïez comme iî s’ en tire ; le
savoir et ies hazards mêmes sont pour lui:
le Czar son adorateur ne veut pas même
soufsrir à Petersbourg des comédiens fran-
çois; il ne se souciera peut-être pas (com-
me vous le dites ) que nôtre Yoîtaire JQnis-
se rhistoire de sori païs. Yous me deraan-
dez celle de l’ Àcadémie de peinture que
le Pioi entretient à Rome. La voici : tous
les ans il y envoye un peintre, un scul-
pteur et un architecte qui ont remporté
le prix ici à P Académie de peinture ; on
leur donne 200 fr. pour leur voyage; ils y
restent 4 ans défraïez de tout, et vingt
sols par jour pour avoir du papier et des
crayons. A' propos de peinture, je crois
vous avoir mandé que j’ ai envoyé vôtre
letüre à m. l’abbé de s. Non; je vous en
ai aussi envoyé une de moi par m. Far-
setti, et 1 a partie du journal étranger qui
traitoit de vôtre épître sur le commerce.
Continuez, monsieur, à nous donner de sî

belles
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