Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 17): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-17]

Seite: 110
DOI Seite: 10.11588/diglit.28095#0120
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Iio Lettebe

le siûuve d’oubli; on ne parlé même pîus
d' Emile, ni cîu contrat social, livres de
Rousseau qui ont tant fait de bruit par
leur hardiesse, et 1 a nouveauté des idées
vives , ingenieuses, folles, surprenantes et
inutiles qui les composent. Yous les trou-
verez sans doute à Livourne, ou à Luques,
et vous me direz ce que vous en pensez,
en nie donnant des nouvelles du succès de
vos remédes. Ce Rousseau banni d’ici, et
relëgué ( ne sachant où aller) dans un vil-
lage cle Suisse, y communie, pour clonner
une bonne idée de sa religion aux Géné-
vois, qui n’ en seront pas la dupe : on ne
peut avoir plus de talents que ce ciniqtie,
et en faire un plus mauvais usage.

Yous avez la bonté de me demander
des nouvelles de mes lettres cï’Italie; elles
ne vont pas mieux que ma santé; elles ne
fînissent point ; et comment finiroient el-
les ? On m’ envoye une feuille cle Lyon à
corriger tous les i5 jours, et il y en a 26
pour le volume dernier ; ainsi jugez du
tems qu’il faut pour en venir à bout: c’
est l’afsaire des libraires, c’ est eux qui
font I’ édition . Les Bernard, d’ Àrgental,

et
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