Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 17): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-17]

Seite: 119
DOI Seite: 10.11588/diglit.28095#0129
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Ineüîte, 11 g

verbiage ne repond pas à vos z lettres, et
ne vous dit pas combien je suis aïse que
vous vous trouviez mieux de Fair de Pise.
J’ aurois desiré que vous y eussiez Gatti.
ïl vous auroit plû; ainsi a-t-il fait ici de
maniére que îe roi l’a fait un de ses me-
décins consultans avec bonne pension, et
que nombre de jolies femmes le consub
tent aussi, et de plus se font inocuier de
sa main ; il a de l’esprit, de la gaieté, et
fera fortune ici sûrernent. Je lui ai fait vos
complimens , dont il est très-fiatté, ainsi
que 1 a Gondamine qui l’aime surtout par-
cequ’ il inocule ; mais quel coup pour son.
sistème: le gouvernement a cru s’apperce-
voir que F inocuîation portoit la petite vé-
roîe dans les maisons ou F air ne F auroit
point fait naitre, et 1 a multiplioit ainsi â
infini , de manière qu’ on a défendu d’
inoculer dans Paris. Mais s5 il y a d.u dan-
ger, les villages voisins se pîaindront â
leur tour; queî parti prendre? il est pres-
qu’ aussi difsicile à resoudre , que ceîui qu
a à choisir d’ Alembert sur les offres im-
menses de la Czarine. Je vous envoie ci-
joint îa lettre qu’elîe a ècrite en reponse
H 4 à son
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