Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 17): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-17]

Seite: 121
DOI Seite: 10.11588/diglit.28095#0131
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sa cour aussi franche que celle des ambas-
sadeurs ; et sou congé au bout de 6 ans,
& il le desire. L Àcadémie françoise a fait
registre de la missive de l’ Impératrice,
comme très-honorable aux lettres ; et il y
a apparence que le géométre invité aura
plus de force que Platon, qui céda aux
instances de Denis. II est vrai que le trô-
ne russe est encore plus chancelant que

celui

cause n5 est que 1’ amour clu repos pour cultiver les let-
tres et l’amitié. Mais à cjuoi tient-il? Venez avec tous
vos amis . Je vous promets, et à eux aussi, tous les
agréments et aisance qui peuvent dépendre de moi : et
peut-être vous trouverez plus cle libevté et cle rejoos cjue
chez vous. Vous ne vous prêtez point aux instances du
Roi de Prusse, et à Ja reconnoissance cjue vous iui de-
vez ; mais ce prince n’ a point de fds.

J’ avoue que l’éducation de ce fils me tient si fort
à cceur, et vous m’ êtes si nécessaire , que peut - êtré
je vous joresse trojD. Pardonnez mon indiscretion en fa-
veur de la cause, et soyez assuré que c’est l’estiine cjui
m’ a rendue si intéressée

Gathebxnb.

à Moscow ce i3 de Novembre 1762.

P. S. Dans tcute cette lettre je n ai employé que l.es
sentiments que j’ ai trouvés dans vos ouvrages ; vous ue
voudriez pas vous contrediie.
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