Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 17): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-17]

Seite: 123
DOI Seite: 10.11588/diglit.28095#0133
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IssEÎÎITE, ia3

îiiême-tems de quelle grosseur on peut lui
mettre des paquets à la poste, sans qu’ el-
le s’ en plaigne. Yous n’ aurez point enco-
re non plus la faviille cl’ Alexandre de
Voltaire ; nous n’ ea avons que la promes-
se. J’ approuve fort le j'ugement que vous
portez de sa Zulirne: il y a apparence qu’
il en sera de même du drame â venir. J_,e
tems, vous le savez, est un sleuye qui em-
porte touj’ours quelques sucs de la terre
par où il passe, et ne les rapporte plu§
au même lieu . Goldoni ne nous a encore
rien donné, et plairoit diffîcilement ici, où
peu de gens entendent aisement 1’ italien ,
et en connoissent bien les mœurs ; et Gol-
doni n’ aura pas le tems ni' les moyens de
voir les nôtres de façon à nous saire rire
de nos ridicules ressemblants : quand il
aura débuté je vous en dirai* davantage.
J’ai assez grifonné aujourd’hui; c’est à pré-
sent vous, monsieur, qui etes le calligra-
fe : la paresse, le fsoid et ma chétive san-
té me jettent dans une négligeance à pei-
ne lisible ; mais il est juste que vous aïez
de la peine à vôtre tour : ceci est im
brouillon informe.

J’ou-

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