Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 17): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-17]

Seite: 139
DOI Seite: 10.11588/diglit.28095#0149
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Inedite» i3g

|)Qur en porter quelques exemplaires au de.
là des monts; et depuis ce terns les Peris-
se me mandent sans cesse qu’ ils ne peu-
vent en distribuer, qu’ils n’ en ayent gar-
ni dans toutes les villes leurs corespon-
dants, de peur de la contréfaction ^ et je
crois que ce ne sera que pour pâques. Je
ne suis sâcliée de ce retardement que par-
ceque je trouve ridicule que cet ouvrage
soit connû un peu en Italie et point du
tout en France: je n’entends rien à la li-
braîrie ni aux impriineurs; je ne sais si les
vôtres sont aussi incompréhensibles.

II paroit actuellement ici 2 petits poe-
mes de Gessner, l’auteur de la mort d’Abel,
intitulez JDaphnis, et le premier navigateur,
qu’ on lit avec grand plaisir. Nos poétes
font beaucoup d’heroïdes, entre autres un
noinmé Dorat ( qui fait joliment des vers
de société) yient d’en faire avec succes une
de Barnewelt ou le marchand .de Londres,
comédie angioise que vous connoîssez. M.
de Voltaire fait parfaitement le vieillard, il
ne cesse de nous donner des contes en
vers ; la seule difserence de lui aux autres
septuagenaires c’est, qu’il ne yadote ni

en
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