Algarotti, Francesco  
Opere Del Conte Algarotti (Band 17): Lettere Francesi — Venezia, 1794 [Cicognara Nr. 3-17]

Seite: 140
DOI Seite: 10.11588/diglit.28095#0150
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/algarotti1794bd17/0150
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
facsimile
î4<5 Lettere

en riines ni en prose. Rousseau de Géne-
ve a traduit un morceau de Platon sur Ia
tragédie, je ne l’ ai pas lu ; on dit qu’ on
ne l’ entend pas plus que la plupart des
ouyrages de ce philosophe; je pretends qu’
on l’appelle divin, parcequ’on ne le con-
çoit point; vous savez que les oracles étoi-
ent obscurs, ainsi que les prophetes de tou-
tes les religions.

M. Wattelet est à Naples avec ma let-
tre pour vous, très - docte comte, je lui
avois pourtant dit de la mettre à la poste,
s’ il ne passoit point à Boulogne ; il l’aurà
peut-être perdue dans un torrent ou il a
pensé se noïer ; j’en serois fàchée, parce-
que je vous y repondois à plusieurs choses
que vous m’aviez demandées et qui seront
fort surannées, si jamais elles vous arri-
vent. Mon dieu, que les correspondances
éloignées ont d’ inconvenients ! il faut que
nous nous aimions bien pour continuer
malgré cela la nôtre. Venez donc ici nous
renouveller 1’ un à 1’ autre nos idées, et
guerissez vous parfaitement aux salutaires
eaux de Pise sans courir si loin ; celles
de Passy m’ont été salutaires,* et je ne

COÎi°
loading ...