Schlegel, Johann Heinrich   [Übers.]
Almanac Français Pour l'année 1796 — Mannheim, [ca. 1795] [VD18 14172062]

Seite: 2
DOI Seite: 10.11588/diglit.28083#0024
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«s auprès de sa maîtresTc. II voulut que le ma-
riage se fît avant sou départ * mais il ne put
Obliger la mcre à y consentir. Elle remit la
concluskm à son retour, et se contenta de l’as*
surer, que s’il demeuroit toujours dans les
mêmes sentimens pour sa fille, il ne trouveroit
point de changement dans les siens. Il fallut
se séparer. Les lettres furent le.soulagement
de l’absence. Le volontair écrivit souvent, et
toujours en termes fort paisionnés. La Dfr-
moiselle faisoit des réponses fort obligeantes;,
et ne témoignoit pas moins d’impatience de
son retour, qu’il en taiseit paroître de la re-
voir. Dans -cette correspondance, qui lé cou-
soloit du malheur d’en être éloigné, il remplit
les devoirs de son emploi avec toute l’ardeur
d’un sujet zélé pour la gloire de îsa nation,
et d’un amant qui souhaite de la réputation pour
mériter d’être uniquement aimé de sa maîtresle.

Les périls qu’il esfuya firent du bruit, et
il s’y exposoit avec d’autant plus d’intrépidité,
qu’il avoit sujet de croire que la voix publi-
que parleroit de lui à ce qu’il aimoit. Cepen-
dant, comme les objets s’esfacent insensible-
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