Schlegel, Johann Heinrich   [Übers.]
Almanac Français Pour l'année 1796 — Mannheim, [ca. 1795] [VD18 14172062]

Seite: 3
DOI Seite: 10.11588/diglit.28083#0025
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/almanac1796/0025
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
0.5
1 cm
facsimile
■"H 3 K»*

«lent du cœur quand ils s’éloignent des yeux,
la jeune personne, accoutumée à ne plus voir
son amant, laiisa diminuer peu-à-peu l’em-
preisement qu’elle avoit à lui écrire. Il v avoit
déjà prés de deux ans qu’il étoit parti, et
une ii longue absence lui ôtoit beaucoup de
son mérite auprès d’elle. Il pouvoit ne point
revenir, et c’étoit se vouloir piquer d’une
•vertu du vieux temps, que de se garder tou-
jours à un absent.

On lui en conta. Elle ne ferma point l’o-
reille aux douceurs; et enfin, un homme de
robe , bien fait et fort riche, s’étant déclaré,
elle le renvoya à sa mre, dont elle devoir
suivre les volontés. Il avoit plus de bien que
le volontair, et ainsi il n’eut pas plus dépeins,
à persuader la mere qu’il en avoit eu à gagner
la fille. Les avantages qu’il lui ossroit étoienr
grands, et valoient bien qu’on ne se fit pas
un point d’honneur de garder exactement sa
parole. D’ailleurs les reproches du volontair
n’étoient point à craindre , puisqu’il ne de*
voit apprendre la choie que quand elle seroit
sans remeie. On ligne le contrat ; on prend
loading ...