Schlegel, Johann Heinrich   [Übers.]
Almanac Français Pour l'année 1796 — Mannheim, [ca. 1795] [VD18 14172062]

Seite: 6
DOI Seite: 10.11588/diglit.28083#0028
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Le voîontair, 'qui s’applique tout, parce
qu’il u’est rempli que de l'on amour , répond
qu’on ne lui sçauroit faire un plus grand plailîr
que de ne point reculer. L’arrivée d’un hom-
me inconnu l’empêche d’en dire davantage.
Ce nouveau venu, à qui le voîontair paraît un
des conviés, congratule les deux amans sur
leurs fiançailles. Ce mot est un coup de soudre
pour le voîontair. Il voit sa maitreüe toute
déconcertée qui baisfe les yeux. Il fait résse-
xion qu’elle est dans une parure extraordi-
naire , remarque qu’elle a un bouquet, et que
tout est en mouvement dans le logis, comme
s’il s’y passoit quelque grande affaire. C’en
étoit allez pour lui faire comprendre son mal-
heur. Cependant il en veut être éclairci par
«Ile-même.

Il n’y avoit point à balancer. La Demoi-
selle se résout de franchir le pas, et se ser-
rant des termes les pins honnêtes et les plus
consolans qu’elle peut trouver, elle lui sait
connoître le choix qu’elle a fait ; lui avoue
que l’heure est prise pour ses fiançailles ; ajoute
qiiü-s'il ne la retrouve pas la même qu’il 1’*-

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