Schlegel, Johann Heinrich   [Übers.]
Almanac Français Pour l'année 1796 — Mannheim, [ca. 1795] [VD18 14172062]

Seite: 7
DOI Seite: 10.11588/diglit.28083#0029
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Voit Iaisiee, il ne doit s’en prendre qu’à nae
fatale nécesiité qui force les cœurs les plus
fermes au changement. Le volontair ne garde
plus de mesures. Il la traite de perfide, lui
fait cent reproches, regarde son rival d’un
œil menaçant, lui dit qu’il sqait les moyens
de l’empêcher d’être heureux , et voyant qu’on
s’afîemble au bruit qu’il fait, il sort dans un
emportement si plein de fureur, que tous ceux
qui sont accourus en demeurent saisis d’effroi.
Chacun se regarde. On est longtemps sans
rien dire , et ceux qui parlent n’expliquent
qu’à demi ce qu’ils pensent.

Quoiqu’il semble que les absens aient tou-
jours tort, on ne laisfe pas de plaindre le
malheureux. L’asfemblée achevé de se grosiir,
et comme lés premiers racontent tout bas ce
qui s’est passé à ceux qui arrivent, personné
n’ose se mettre de bonne humeur , et chacun
garde le plus grand sérieux , comme si on
prévoyoit quelque funeste suite de cette aven-
ture. La Demoiselle sur-tout est inconsolable.
Le bien la tenoit moins attachée au dernier
amant qu’elle avoit choisi, que ses belles qwa-
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