Schlegel, Johann Heinrich   [Übers.]
Almanac Français Pour l'année 1796 — Mannheim, [ca. 1795] [VD18 14172062]

Seite: 13
DOI Seite: 10.11588/diglit.28083#0035
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de leur tenir compagnie. La plus enjouée
d’entr’elles se chargea de la parole, et dit a*
gréablement au chevalier, qui les aborda,
qu’elle se sentoit pour lui certaines dispositions.
de cœur très-favorables , dont il pouvoit pro-
fiter en prenant place auprès d’elle. Il voulut
sçâvoir où l’on alloit. La belle lui répondit,
au nom de toutes les Dames » qu’il n’avoit à
se mettre en peine de rien, qu’elles lui vou-,
loient donner à dîner aux environs de la ville,
et qu’il ne devoit pas craindre de s’ennuyer
le reste du jour.

Le parti, quoiqu’agréable, n’accommoda
point le chevalier. Il comprit les conséquen-
ces du repas olfert, et eut à son ordinaire un
engagement qu’il ne pouvoit rompre. Ainli,
tout ce qu’elles purent obtenir , fut, qu’il se
tireroit d’affaires avec toute la promptitude
possible, et qu’il iroit les rejoindre, sur la
fin de leur dîné » au lieu qu’elles lui marquoient.
La défaite leur fut aisément connue- Elles en
rirent ensemble , et parlant du chevalier tant
que leur petit voyage dura, elles résolurent de
se venger du refus. Chacune promit de cher*

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