Schlegel, Johann Heinrich   [Übers.]
Almanac Français Pour l'année 1796 — Mannheim, [ca. 1795] [VD18 14172062]

Seite: 16
DOI Seite: 10.11588/diglit.28083#0038
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une véritable affaire de cœur. Quelques-uns en
firent la guerre à la Dame. Elle entendit rail-
lerie , et la coiiversation en devint fort enjouée
pendant plus d’une heure.

Oh parloit d’aller faire une promenade de
jardin avant que de remonter en carrosfc,
lorsqu’on entendit des'violons. Un régal si
peu attendu surprit les Dames. Les violons,
étant entrés en jouant , s’allerent placer à un
des bouts de la salle. On ne manqua pas de
leur demander qui les envoyoit. Us surent
muets, et laisserent à chaque Dame le plaisir
de croire que c’étoit pour elle qu’ils étoient
venus. On demeura quelque temps à se regar-
der, sans que personne commençât le bal.
Tous les hommes protestoient qu’ils n’avoiene
aucune part à la fête; et enfin , pour ne pas
perdre l’occasion de se divertir, puisqu’elle
s’offroit, la belle enjouée prit une femme à
qui elle serVit d’homme.

La difficulté, qui arrêtoit les danseurs,
étant levée par cette démarche, on fit un bal
régulier. Le ci-devant fut pris des premiers,
et contribua plus qu’aucun autre aux nouveaux
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