Schlegel, Johann Heinrich   [Übers.]
Almanac Français Pour l'année 1796 — Mannheim, [ca. 1795] [VD18 14172062]

Seite: 23
DOI Seite: 10.11588/diglit.28083#0045
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Je lie prétends pas faire ici une dissertatioîi
pour décider sur cette proposition, savoir,s’i!
est avantageux de se marier, ou non; chacun
est son juge là-deiTus. Je me contenterai de
parler ici de quelques coutumes de certains
pays, pour choisir un époux , ou une épouse;
les voici :

Chez les Cimhres, peuples de Scythie,
pour conclure un mariage, il falloit que lo
fiancé se rognât les ongles; et envoyât les
rognures à sa fiancée , et que celle-ci en fit au-
tant à son fiancé ; puis, s’ils acceptaient mu-
tuellement leurs présens, ils étoient censés en-
tièrement mariés. C’étoit peut-être pour se
témoigner réciproquement, qu’ils ne se fe-
roient l’un et l’autre aucun tort» si nous eii
Croyons le proverbe, dont nous nous servons*
quand pour témoigner nous ôterons à quel-
* qu’un le pouvoir de nous nuire, nous disons :
Je lui rognerai les ongles , ce que Pline ap-
pelle, ex arm are.

Chez les Teutons» anciens Allemands*

' pour conclure le mariage, la femme rasoit
les cheveux à son amant, et l’homme les r«u
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