Schlegel, Johann Heinrich   [Übers.]
Almanac Français Pour l'année 1796 — Mannheim, [ca. 1795] [VD18 14172062]

Seite: 33
DOI Seite: 10.11588/diglit.28083#0055
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Certaine demoiselle avoit un perroqiet,
qui retenoit tout ce qu’il entendoit dire, et
ne manquoit point de le répéter ensuite fort
louvent. Elle ne s’étoit apparement pas gardée
de lui , en parlant du .médecin Nicolas, qu’on
ïnregîtroit dans la confrairie des cocus ; car .
Un jour , que ce disciple d’Esculape palToit
dans la rue, le perroquet, qui étoit à la fe-
nêtre auprès de sa maîtreise, se mit à dire:
„ le dosteur Nicolas est un cocu. “ Le méde-
cin s’arrêta tout court, et demanda à la de.
moiselle si elle avoit appris cela à son oiseauï
Elle'répondit que non, qu’il le devinoit peut-
être. Là dessus le doûeur répliqua: ,, Appa-
remment qu’il croit que vous êtes ma femme. “

Un refleur de l’académie de Paris, ha-
ranguant Henri IV, s’étendit beaucoup sur det
choses qui n’étoient ni de sa profession, ni de
sa connoissance. Le roi s’en appercevant, lui
demanda quel étoit son emploi? Et l’orateur
répondant qu’il étoit médecin. Henri IV. se
tourna vers les grands de sa cour , et leur
dit: „Mrs. il faut que mon académie soit bien
a, malade, puisqu’elle est régie par des méde,?

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