Schlegel, Johann Heinrich   [Übers.]
Almanac Français Pour l'année 1796 — Mannheim, [ca. 1795] [VD18 14172062]

Seite: 34
DOI Seite: 10.11588/diglit.28083#0056
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,, tint. “ Ces paroles firent tant d’impresiîon
sur l’csprit du refteur, qu’il en mourut de

chagrin quelques jours après.-

Dans une allez grande ville de France,
où il n’y avoit la nuit, ni guet ni patrouille ,
slusieurs jeunes gens de famille sc divertissoient
à faire enrager le pauvre bourgeois. Ils s'avi-
sèrent un jour après louper, sur les dix heures,
d’aller avec une seringue pleine de sang, à la
' boutique d’un cordonnier, qu’ils virent, par
une fente, fort appliqué au travail avec se9
garçons. Comme il avoit , malheureusemenï
pour lui, le visage tourné vers eux, ils le cou*
chérent en joue avec leur instruinent d’apoti-
quaire, et tirèrent un grand coup de pistolet
en le seringuant. Le cordonnier, tout en sang,
se laissa tomber par terre , et ses garçons le
croyant effe&ivement mort, se mirent à crier
qu’on avoit tué leur maître. La femme accou*
rut au secours , essuya son mari ; et, quoi-
qu’elle ne lui vit point de blessure, elle ne laiiiii
pas d’envoyer chercher le chirurgien, qui
trouva J son arrivée, tout le monde revenu
lie la peur: mais non de la surprise de voir
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