Schlegel, Johann Heinrich   [Übers.]
Almanac Français Pour l'année 1796 — Mannheim, [ca. 1795] [VD18 14172062]

Seite: 69
DOI Seite: 10.11588/diglit.28083#0091
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soutant de la bouche d’une jolie femme fran-
Çaise dont ûli préparait P échafaud , était; un
des miracles de la révolution auquel on n’é-
tait point encore accoutumé, Nous étions tous
attentifs autour d’elle dans une espèce d’ad-
étiration et de stupeur. Sa Conversa'tiôn était
sérieuse sans être froide; elle s’exprimait avec
Une pureté, un nombre et une prosodie, qui
faisaient de ion langage une espèce de mùsi-
ciue dont l’oreille n’était jamais jassasiée. Elle
ne parlait jamais des députés qiii vehaieht de
périr, qu’avec rèspeft, mais sans pitié effé*
minée, et leur reprochant même de n’avoîs*
pas pris de mesures asfez fortes. Elle les dé*
lignait le plus ordinairement sous le nom dè
h-6 s amis ; elle faisait souvént appelier Clà-
Vière pour s’entretenir avec lui. Quelquefois
aussi son sexe reprenait le desius, et on voyait
qu’elle avait pleuré au souvenir de sa fille et
de . sou époux. Ge mélange d’amblisTenienfc
nature) et de force la rendait plus intérèssTahtéJ
femme qui la servait me dit ün jour': Dé* .

v'ant vous elle ràslèmbie toutes ses forces, mais
dans la chambre elle reste quelquefois troi^i
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