Schlegel, Johann Heinrich   [Übers.]
Almanac Français Pour l'année 1796 — Mannheim, [ca. 1795] [VD18 14172062]

Seite: 70
DOI Seite: 10.11588/diglit.28083#0092
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/almanac1796/0092
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
0.5
1 cm
facsimile
-"H 70 d’-
heures appuyée sur sa fenêtre à pleurer, u Le
joui’ où elle monta à 1 interrogatoire, noùs 1
la vîmes pasfer avec son alsurance ordinaire;
quand elle revint, ses yeux étaient humides :
on Payait traitée avec une telle dureté, jusqu’à
lui faire des questions outrageantes pour soii
honneur, qu’elle n’avait pu retenir ses larmes
tout en exprimant son indignation. Un pédant
mercenaire outrageait froidement cette femme
célèbre par son esprit, et qui à la barre de
la convention nationale avait forcé par les
grâces de son éloquence ses ennemis à se taire
et à l’admirer. Elle relia huit jours à la con-
ciergerie, et sa douceur l’avait déjà rendiss
chère à tout ce qu’il y .avait de prisonniers qui
la pleurèrent sincèrement.

Le jour où elle fut condamnée , elle s’é-
tait habillée en blanc et avec soin: ses longs'*
cheveux noirs tombaient épars jùsques à sa
ceinture. Elle eût attendri les cœurs les plus
féroces; mais ces mon lires en avaient-ils un?
D’ailleurs elle n’y prétendait pas ; elle auaifc *
choili cet habit comme symbole de la pureté
de son ame. Après sa condamnation, elle re»
loading ...